Notice Archéologique

Elevé en 1597, modifié au XVIIIe siècle, partiellement détruit en 1944, puis reconstruit, le château de Beaumont s’élève, à la jonction d’une dénivellation.

Les communs ont la saveur des constructions traditionnelles de la Hague.

On notera deux lucarnes, dont l’une Louis XIII et les arcades de la chartrerie. A l’intérieur, une double arcade, repose sur une colonne centrale.

En 1944 plusieurs bombes ont détruit les murs contigus à l’escalier central du corps principal. Mais une soigneuse restauration empêche de se rendre compte des dégâts.

Le corps central de la façade principale comprend un bâtiment assez long et assez élevé. La porte d’entrée est relativement petite, son fronton triangulaire contient un blason bûché.

Mur d'échiffre

L’escalier intérieur en marches de granit quartzite, comprend deux volées séparées par un mur d’échiffre (mur qui dans l’escalier supporte les abbouts des marches). De grandes fenêtres à petits bois, surmontées de linteaux droits, rythment cette façade de part et d’autre de la cage d’escalier. En plus de ces grandes baies, une série de refends à l’angle du bâtiment, témoigne des modifications intervenues au XVIIIe siècle.

A l’extrême gauche, un petit pavillon sur plan carré (XVIIe siècle), s’élève de guingois, éclairé par des fenêtres à linteau en arc surbaissé du XVIIIe siècle.

Fronton triangulaire

Le toit s’orne d’un petit clocheton. Il faut savoir qu’en 1702, le château avait un chapelain qui lisait la messe deux fois par semaine, en plus des dimanches et fêtes (Chartrier de Quinéville, liasse 16).

A l’extrême droite, le corps central est relié aux communs par un « rez-de-chaussée » surélevé, éclairé par deux grandes fenêtres et surmonté d’une lucarne en pierre.

La dénivellation qui existe entre les deux façades permet d’accéder directement au jardin de la façade arrière par une porte située sur le palier intermédiaire. Cette disposition est caractéristique des constructions Henri IV – Louis XIII du Cotentin.

Sur la façade arrière on peut remarquer à l’extrême gauche, une tour à toiture conique et un petit pavillon carré du XVIIIe siècle, à droite du corps central.

Le corps central est relié à l’orangerie par un élément de rhabillage d’un blockhaus de l’Occupation. Cette orangerie est composée de grandes arcades en plein cintre et couverte d’un toit de tuiles à formes arrondies, curieusement disposées par quatre autour d’un point central.

Il est resté la propriété de leurs descendants.

Photo issue de la collection de la Ferme du Tourp