Découverte statuaire à l’église

C’est au cours d’une campagne de travaux lancée à la fin de l’année 1999 à l’église Notre-Dame de Beaumont-Hague, qu’a lieu la découverte d’un ensemble de statues médiévales respectueusement inhumées dans le sol de la nef.

Afin de rétablir une unité de niveaux entre la nef et le chœur, la mairie entreprend, en effet, l’enlèvement des anciens dallages et revêtements et, après nivellement, l’installation d’un sol pierre et parquet. En décembre, on attaque l’enlèvement des dalles du fond de la nef (sixième travée, à l’extrémité ouest de l’église), et l’on découvre, au revers de l’une d’elle, un gisant encore enveloppé d’une importante gangue de terre. On remonte la nef et, peu de temps après, c’est un ensemble de trois têtes en pierre qui est à son tour exhumé du sol de la deuxième travée.

Au-delà de la découverte archéologique de statues médiévales, intéressant bien sûre l’histoire et l’histoire de l’Art, le parcours même des objets, depuis leur stade de création jusqu’à leur restauration en tant que Monument Historique, peut tout autant faire l’objet d’un regard particulier ajoutant à la connaissance historique ; c’est ce fil que nous aimerions défiler à travers la présentation des objets mis à jour à l’église de Beaumont-Hague.

Le gisant de l’un des seigneurs de Beaumont

Gisant

Inséré dans le pavement, face contre terre, tête vers l’est, le gisant servait de dalle, à droite de la porte occidentale. La statue a été taillée dans la pierre locale, anciennement extraite des carrières de Gréville-Hague, un grès quartzeux. Endommagée lors de son excavation, elle porte aussi les traces d’accidents et d’interventions antérieures : collage au plâtre à mi-longueur des jambes, disparition de la partie inférieure  du bloc (pieds du gisants et élément éventuel sur lesquels ils reposaient, de type chien couché), traces de badigeon à la chaux sur l’ensemble de la statue. Dans son état actuel (manques, usure générale de la sculpture particulièrement sensible en ce qui concerne les traits du visage et présence de terre profondément incrustée dans la pierre), l’œuvre ne livre pas beaucoup de sa qualité d’exécution, ni des éventuels détails iconographiques qui pourraient aider à son identification.

La tête du défunt est nue, reposant sur un coussin carré ; un bandeau enserre la chevelure crantée. Les traits du visage, tels qu’ils nous apparaissent actuellement, sont très succincts (modelé plat, fente pour la bouche et les yeux). Le personnage joint les mains sur la poitrine (les avant-bras sont taillés à angle droit avec le buste). Il porte une épée très longue, sur le côté gauche, dans un fourreau attaché autour de la taille par une bandoulière double.

Le type de coiffure tendrait à rapprocher cette œuvre, de la sculpture de la première moitié du XIIIème siècle. Œuvre certainement issue d’un atelier local, puisque taillée dans le grès extrait des carrières de Gréville, elle n’en demeure pas moins assez proches d’autres gisants du XIIIème siècle conservés dans les églises de la Région. Certaines caractéristiques comme le modelé du visage, assez frustre, la position de la tête sur un simple coussin carré, parfois placé en losange, la position des mains jointes au-dessus de la poitrine, le niveau de relief par rapport au bloc ou la raideur dans la sculpture des plis du vêtement qui tombent de manière verticale, la présence de l’épée (associée ou non à l’armure) sont en effet communes à un groupe de statues funéraires du XIIIème siècle. (1)

Galerie photos

Le gisant vient s'ajouter au corpus de la Statuaire funéraire

Le gisant découvert à l’église de Beaumont vient donc s’ajouter au corpus de la Statuaire funéraire des XIIIème et XIVème siècles en Basse-Normandie.

Entre les représentations du défunt en simple habit seigneurial (auquel s’ajoute l’épée, pour certains) et la figuration du chevalier avec haubert, cotte d’arme et chausses à mailles ou autre élément d’armure, se dessine une certaine typologie de la statuaire funéraire de cette période. Pour la première catégorie, sont conservés – à notre connaissance – dans le Calvados, le gisant de dame dit de Luce de Coulonges (seconde moitié XIIIème, d’un style assez proche de notre gisant) à Hotot-en-Auge (2), les gisants d’un chevalier et d’une femme (XIIIème) au Mesnil-Mauger (3), la dame de Campigny (accompagnée de son époux en chevalier) et un autre gisant de dame (XIVème siècle ?), dans l’église de Campigny, le gisant d’homme à Mondeville (XIVème) et, dans la Manche, le gisant d’un seigneur à Yquelon et d’une dame à Hyenville.

Se rattachent à la seconde catégorie, pour le Calvados, le gisant de Guillaume de Friardel (mort en 1233) à l’église St Martin de Friardel (4) et le gisant d’Hamon, seigneur de Campigny ; pour la Manche, les gisants d’Hasculfe de Subligny, premier fondateur de La Lucerne, de Guillaume de Saint Jean, second fondateur et de Jean de la Mouche (1302), à l’abbaye de la Lucerne–d’Outremer, enfin, les deux gisants d’homme en armure à Joganville.

Pour compléter cette liste, il faudrait ajouter pour la Manche, une série d’œuvres qui ne peuvent être attribuées à l’une ou l’autre des catégories ou même peut-être à la période étudiée, en raison de leur mauvais état de conservation ou de leur caractère atypique : la dame de Foucarville, la dame de Brévands, la dame de Vains ou la dame de Juilley, fragment de gisant correspondant à la tête d’un chevalier à Lessay, de très belle facture et enfin, deux gisants de chevaliers (soldats ?) à St-Marcouf (5).

Enfin, il faut insister sur la difficulté d’affiner la datation de ces œuvres en l’absence d’inscription, de signe héraldique ou de source d’archives. On ne peut, en effet, exclure à priori une datation XIVème pour notre gisant, qui plus est, dépouillé de son tombeau, de son contexte architectural, s’il en existait.

L’enfeu sous lequel est placé le gisant permet en effet de faire le lien avec la datation de l’architecture elle-même ; le tombeau constitue également un élément de datation assez fiable, puisqu’au XIVème siècle, il s’orne souvent de bas-reliefs avec pleurants, saints ou apôtres (6). L’ensemble du décor lui-même se développe sur toutes les parois de la niche et à proximité de la statue, déjà à la fin du XIVème (7), mais surtout aux XVème et XVIème siècles : détails vestimentaires, anges, bas-relief de la crucifixion, de la Vierge à l’Enfant et ornements architecturés flamboyants (8).

Les trois têtes de saints

Ces trois fragments de statue (9) étaient inhumés ensembles dans l’allée de la nef, face vers le haut. Elles présentent les mêmes traces de mutilation, cassure à la base du cou ou à hauteur des épaules. Ils semblent qu’elles aient été sciées volontairement afin peut-être de faciliter leur inhumation sous le pavé. La seule conservation de la tête apparaît donc comme un signe de respect envers le saint qu’elle figure. Les corps des statues elles-mêmes ont pu être remployés dans le gros œuvre.

Tête de Saint

La première de ces trois têtes (10) porte une coiffure tronconique ornée de trois bagues peintes, bandes rouges festonnées, évoquant semble-t-il les trois couronnes orfévrées de la tiare pontificale – la troisième couronne ayant été adoptée par les papes en 1316. A l’arrière de la tête, on distingue nettement le départ de deux fanons. Le visage (dont la pointe du nez a été sciée), de forme allongée et pleine, au petit menton rebondi est caractérisé par l’expression étrange donnée par la bouche légèrement ouverte qui laisse apercevoir la dentition et le regard ébahi émanant des petits yeux en amande, logés sous de hautes arcades sourcilières. Le dessin des oreilles ajoute à l’expression parfaitement drôle et vivant du visage de ce saint, qui conserve encore de nombreuses traces de ses carnations d’origine. A sa gauche est attachée la partie supérieure d’une croix monumentale avec le haut d’un élément en relief orné d’une petite croix gravée en creux, sculpté de part et d’autre de la branche transversale. Griffés sur leur tranche, ces éléments pourraient être la représentation de deux clefs pontificales, héritage de St Pierre, ou bien s’agit-il d’une simple croix – crosse – orfévrée ? On aurait peut-être, dans l’image de ce saint, la représentation de St Clément.

La tête bouclée (11) dont le buste montre un col d’amict, s’apparente au type de représentation communément adopté pour les saints diacres. Le saint porte en effet la tonsure. Son visage s’orne délicatement d’une couronne de cheveux composée de grandes boucles arrangées en demi-cercles, sur les côtés et, de petites boucles serrées et en pointes formant un toupet, sur le haut du front. Le modelé du visage découpe finement des volumes carrés.

Tête de Saint

Le dessin de la bouche fendue esquissant un léger sourire, le nez droit, très noble et les yeux étirés, en amande, soulignés par une paupière inférieure rectiligne, sous une arcade sourcilière arrondie, confirment la qualité d’exécution de cette œuvre dont le revers est sculpté avec le même soin. On remarque quelques traces de polychromie : le noir des pupilles accentue la présence du regard et les traces de couleur jaune, au creux des boucles, laissent présumer de l’éclat dont l’artiste a voulu revêtir ce saint. La teinte ocre est celle du bouche-pores et les traces blanches, un reste du badigeon à la chaux. Le dessin des boucles et l’expression générale du visage, inscrivent cette œuvre dans le courant de sculpture du règne de Philippe Le Bel, marqué par un style raffiné emprunt d’un certain classicisme (derniers tiers XIIIème, tout début du XIVème siècle).

La petite taille du troisième buste (12) laisse présumer qu’il s’agissait d’une statuette. De facture assez étonnante (fin XIVème, début XVème siècle ?) il se caractérise par l’aspect émacié de son visage allongé et encadré d’une série d’épaisses mèches torsadées accrochées sur le haut du crane plat et strié, qui lui confère une allure de prophète ou d’ermite. Le bas du visage se prolonge dans une barbe bifide également vrillée.

Tête de Saint

Le visage est étroit, sévère, aux pommettes hautes, aux sourcils droits surplombant de petits yeux marqués d’une pupille noire. Les restes de polychromie sont très présents : traces de bleu et de rouge, chevelure anciennement dorée, apprêt rouge sur l’ensemble (bouche-pores ou repeint ?). On devine un drapé posé en écharpe au niveau du buste.

Ces trois statues, de facture nettement différentiée, aujourd’hui sans identité, gardent une part de leur mystère : nous ne pouvons les rattacher aux dévotions présentes de Beaumont-Hague. St Eloi est, en effet, patron de la paroisse (bien que l’église ait pour vocable Notre-Dame) dont la présence des reliques est attestée depuis 1593, date à laquelle elles auraient été ramenées de Noyon ; il y avait aussi une confrérie de St Eloi, peut-être plus ancienne (13). Son souvenir est encore présent dans une statue en bois du XVIIIème siècle (St Eloi tenant son reliquaire).Il y avait aussi une chapelle St Clair et une dévotion attachée à ce saint diacre mais l’iconographie communément adoptée le montre portant sa tête dans ses mains. On sait aussi qu’il existait une chapelle dédiée à St Nicolas au manoir de Beaumont (14).

Nous avons une fois de plus la démonstration qu’il est bien souvent difficile d’arriver à recouper les sources que nous possédons – ici en matière de vocables et de patronages -, avec les objets existants.

L'histoire des statues

Si l’on essaye de « remonter » l’histoire de l’église de Beaumont-Hague, en croisant les quelques sources qui nous sont parvenues avec les données archéologiques, on peut tenter de reconstituer l’histoire hypothétique des statues, ce qui renseigne à la fois sur les « convenances » en matière de décoration, sur le statut même de ces œuvres – objet de dévotion, de commémoration et de décor – et sur son évolution, et donc, sur la logique de leur enfouissement ; ce qui nous amène à l’époque actuelle, qui est celle de leur exhumation.

Comme l’attestent les injonctions des évêques envers le clergé, à la fois dans les statuts des synodes diocésains de la Province de Rouen et dans les visites archidiaconales, l’enfouissement des statues indécentes est une pratique très répandue, déjà au Moyen Age. Les évêques insistent en effet sur les devoirs qu’ont les prêtres d’entretenir leurs églises, de renouveler leur décor et de brûler ou enfouir les ornements et statues vétustes – c’est-à-dire abîmées ou trop anciennes, « brisées, vermoulues, rompues ou autrement difformes » (15) (synode de Rouen en 1231, de Coutances, fin 13ème, de Rouen en 1618 et de Coutances en 1637) (16). Cet usage perdure à l’époque classique, comme en témoignent les procès-verbaux de visite des évêques. Ainsi, en 1749, à Subligny (canton de la Haye-Pesnel), l’évêque d’Avranches demande à ce que l’on enterre une statue de Sainte Barbe (de même, à la chapelle-Urée, Monseigneur Durand de Missy, la même année, interdit « le crucifix et toutes les statues » et demande à ce qu’elles soient «  enterrées étant mutilées ou en mauvais état » (Archives ecclésiastiques de Coutances, ADA VI, Registres de visites)). Les grandes périodes de renouvellement du décor sont souvent propices à ces inhumations : fin XVème, Contre Réforme Catholique, suite au concile de trente – mise en place, de fait, au XVIIIème -, période post-révolutionnaire.

Toujours sensationnelles, ces découvertes se rattachent ainsi à une longue lignée d’exhumation de ce type. Une des plus spectaculaire est celle du groupe de huit statues du XVème siècle trouvées dans les fondations de l’église de Gréville-Hague, en 1994 (17). Récemment encore, une petite statue d’évêque ou d’abbé enterrée sous un tombeau d’autel a été mise à jour à Saint Christophe-du-Foc (18).

A Beaumont-Hague, nous possédons une heureuse et rare mention attestant la présence ancienne du gisant dans l’église. Dans sa visite de 1722, l’évêque enjoint, en effet, le curé d’avertir les héritiers de feu seigneur de Beaumony de remettre la tombe à la place où est enterré le dit seigneur de Beaumont, afin que le pavé du chœur soit disposé avec décence. Quelque peu laconique mais sans doute très évident pour les contemporains qui avaient la statue sous les yeux, nous comprenons mal aujourd’hui où pouvait se trouver le gisant, si ce n’est que le corps et le tombeau n’étaient pas à la même place. Il semble que le tombeau, certainement dans le chœur – place d’honneur, s’il en est – devait gêner dans les travaux de redressement du pavé. De plus, il est assez logique de relier l’emplacement du gisant tel qu’il était lors de sa découverte – au seuil ouest de l’église, peut-être l’emplacement du banc seigneurial -, avec l’endroit dont parle l’évêque, où était situé le corps, inhumé à même le sol, comme c’était l’usage. On sait, toujours d’après ces visites, que le pavé de la nef est posé entre 1730 et 1744 et qu’en 1753, la nef est chaulée (et sans doute le gisant avec !). Cependant, notre gisant se trouve dans la dernière travée de la nef, qui date de l’agrandissement vers l’ouest, grâce aux subsides de Pierre Guillaume Jallot de Beaumont (1710-1771), le constructeur de l’Hôtel de Beaumont à Valognes. Les travaux étant achevés en 1757, le pavé de cette dernière partie de la nef est donc posé aux alentours de 1757, ce qui nous donne la date d’enfouissement du gisant, dont le dos sert de dalle, au sein même du dallage. On peut supposer que la statue, brisée au niveau des jambes, à un moment donné et recollée au plâtre, avait finie par devenir indécente puisque rompue ; on profite donc de la pose du nouveau pavé pour l’enterrer, toujours au seuil de l’église, désormais déplacé de trois travées, à l’ouest.

En ce qui concerne l’éventuelle identification du gisant, outre qu’il s’agisse d’un des seigneurs de Beaumont, il paraît hasardeux d’aller au-delà dans la précision. L’argument stylistique n’est pas très pertinent puisqu’il arrive souvent que des descendants immortalisent un ancêtre – fondateur, personnage illustre – en faisant sculpter son tombeau : l’œuvre n’est donc pas forcément contemporaine du défunt (19). Cet argument de la représentation du fondateur donnerait alors à identifier notre gisant peut-être avec Thomas de Beaumont, le premier à posséder le fief, à partir de 1163. On sait aussi que deux de ses descendants, Guillaume et Jean, furent chevaliers, généraux des armées de Philippe Auguste, St Louis et Louis X Le Hutin (20).

L’enfouissement des trois têtes dans la seconde travée de la nef serait un peu antérieur. Lors de sa visite de 1744, l’évêque se plaint de la décoration de la contretable – c’est-à-dire du maître-autel – tandis qu’en 1553, il remarque qu’une nouvelle décoration est venue l’embellir et que l’on a fait des socles pour deux statues (certainement le St Eloi et la Ste Femme en bois qui se trouvent encore dans l’église actuellement). On peut donc en déduire – d’après des usages qui sont désormais bien connus – que les anciennes statues ont été enlevées en 1744 ou même reléguées bien avant et enfouies sous le pavé, à cette date ; le renouvellement du décor a suivi de peu puisqu’il est fait mention en 1753.

Objets de dévotion, élément de décor signifiant, objet de souvenir et d’hommage, entourés de respect, objets d’archéologie, ces sculptures sont aujourd’hui œuvres d’art et témoignage fragmentaire de l’histoire de Beaumont-Hague. Prochainement présentées en Commission Départementale des Objets Mobiliers pour être protégées au titre des  Monuments historiques, les statues seront ensuite restaurées par Nathalie Alain, restauratrice de sculpture, et remises en place dans l’église. Si ces œuvres ne retrouvent pas leur intégrité, du moins la restauration devrait-elle faire réapparaître les détails qui restitueront un peu d’éclat ou d’identité à ces fragments aujourd’hui isolés.

Légende

(1)     La sculpture funéraire pour le département de la Manche a été étudiée par Stéphanie BERARD dans son mémoire de maîtrise, « La sculpture funéraire au Moyen Age dans les anciens diocèses de Coutances et Avranches » (Rennes II, 1996). En ce qui concerne le Calvados, Cf ENGERRAND, F. et M. Les trésors d’art religieux du Calvados, Caen, 1940, p108-109 (mentions de quelques statues funéraires).

(2)     Canton de Cambremer. Classé M.H.

(3)     Canton de Mezidon-Canon. Classé M.H. Cf. Arcis de Caumont, Statistique Monumentale du Calvados, t.3, p.498-200 (dessin).

(4)     Canton d’Orbec. Classé M.H. Cf. Trésors des abbayes normandes, Rouen – Caen, 1979, notice 262, p.225, photo p.222.

(5)     De cette période, on conserve aussi des gisants de personnages ecclésiastiques – gisant de l’évêque Algare à la cathédrale de Coutances, gisant de prêtre à Theurteville-Hague – ainsi que des dalles funéraires à effigie gravée (Guillaume Margerai, fin XIIIème à Cherbourg)

(6)     Bas-relief provenant d’un tombeau à l’abbatiale de Lessay

(7)     Gisant de Mondeville (Calvados).Classé M.H. Cf. B.S.A.N., t. 33, 1918, p. 368-369 et t. 28, 1906-1912, p.216-218, gisant de dame au Mont-St-Michel (église St Pierre).

(8)     Dans la Manche, gisant de chevalier à La Bonneville, gisant de Jean le Verrier à Savigny-le-Vieux, 1409, gisants de St Pair et St Scubilion à St-Pair-sur-Mer, gisant de Louis Hervieu à Sénoville et, dans l’Orne, gisant de Guillaume Talvas à Domfront (œuvres du XVème siècle).

(9)     Les trois fragments sont en pierre calcaire.

(10)  Hauteur tête : 24 cm. Largeur : 23 cm.

(11)  Hauteur buste : 24 cm. Largeur : 23 cm.

(12)  Hauteur buste : 21 cm. Largeur : 21cm. Revers non sculpté. Ce fragment de statue a été très endommagé lors de la découverte : éclats au niveau de la partie supérieure gauche de la tête et du haut de l’épaule gauche.

(13)  Sources : Archives Ecclésiastiques de Coutances (AEC), dossier paroissial ; Conférences ecclésiastiques de 1866-1867 et 1950 ; Visites archidiconales –Cotentin-I à XXXI, soit de 1679 à 1843(AEC – ADC) transcrites par J.B. LEROUX, « Diocèse de Coutances, documents sur quelques paroisses » (AEC, M 48). Archives Départementales de la Manche (ADM), série 300 J, n° 314.

(14)  D’après l’Abbé Hulmel, « Monographie paroissiale. Beaumont-Hague » dans La Semaine religieuse de Coutances et Avranches, 48ème année, n°47, 21 novembre 1912 et n°48, 28 novembre 1912.

(15)  Synode de Rouen de 1618, publié par Don Bessin, Concilia rotomagensis provinciae (…), Rouen, 1717, T.II, p.115

(16)  Synode de Rouen en 1231, Can.31 (Bessin, T.I, p.57) et synode de Coutances en 1294, can. 29, « De Vetustate imaginum ». Synode de Rouen en 1618 (Bessin, T.II, p.115) et synode de Coutances en 1637 re-édité en 1676 (Bessin, T.II, p.580)

(17)  LELEGARD, M. « Découverte des statues médiévales à l’église de Gréville-hague », dans Nédélèqueries, recueil d’articles offert à Yves Nédélec, archiviste départemental de la Manche de 1954 à 1994, publié par la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Manche, Saint-Lô, 1994 pp.289 à 302. (Voir aussi photographies dans Pays de Normandie, n°5, nov.-dec. 1996, pp17-19)

(18)  Pierre calcaire. I.S.M.H.

(19)  C’est le cas des gisants de la Lucerne : Guillaume de Saint-Jean, et Hasculphe de Subligny, fondateurs de l’abbaye dont les gisants, identiques, ont été commandés au XIIIème siècle

(20)  Cf. Hulmel, 1912, p.884. Sur généalogie des seigneurs de Beaumont-Hague, familles De Beaumont et D’Argouges, voir, VILLAND, R. «  Les Jallot de Beaumont et de St Remy (1470-1843). Esquisse généalogique provisoire », S.A.M, mélanges, 6ème et 7ème séries, fasc. 30 et 32, p.83 à 150 et D’ARGOUGES, M. généalogie de la famille d’Argouges, 1981 (exemplaire ADM).

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