Jumelage avec Aurigny

La commune entretient avec nos amis d’Aurigny une relation privilégiée. En effet, lors de la réunion du conseil municipal du 14 avril 1989, il a été décidé de répondre favorablement au courrier de Monsieur Jon KAY MOUAT et d’officialiser le jumelage avec cette île anglo normande le 14 juillet 1989 lors de la fête du bicentenaire de la Révolution.

Article paru en 1989 pour nos amis français…..

AURIGNY

L’île anglo-normande qui vient de se jumeler avec Beaumont-Hague

L’île d’Alderney, en français « Aurigny », est séparée des autres îles anglo-normandes par 40 kilomètres de mer et son isolement a assuré sa complète indépendance, qui fut encore renforcée par le fait que la Couronne, durant le XVIIéme et le XVIIIème siècles, accordait la seigneurie d’Alderney à des personnes qui prenaient le titre de gouverneur. En 1830, cependant, le dernier gouverneur rendit ses titres à la Couronne qui assuma alors directement l’administration de l’île. Ce ne fut qu’en 1948 que les droits de la Couronne passèrent aux Etats d’Aurigny (toujours nommée Aurigny sur le billet d’Etat).

Cette petite île, de cinq kilomètres de long et de un à deux kilomètres de large, occupe une position stratégique très importante ; à l’entrée du « Channel », elle n’est qu’à douze kilomètres du cap de la Hague. La logique de l’histoire aurait dû faire d’elle une commune du département de la Manche, mais le hasard et les rivalités nationales en firent une forteresse militaire et navale anglaise. C’est un des mystères de l’histoire que la puissante France de Louis XIV et de Napoléon n’ait pu prendre possession de ce minuscule fragment de terre qui, géographiquement, était un territoire français. Il est certain que les grandes dépenses qu’ont occasionnées les fortifications, érigées tant par le gouvernement britannique au XIXème siècle que par les Allemands en 1940-1945, ont été du point de vue militaire un gaspillage complet.

En 1940, l’île fut évacuée et laissée à la merci de l’armée allemande et de l’organisation Todt qui firent durement travailler de nombreux prisonniers de guerre russes et quelques citoyens français à leurs horribles casemates en béton qui, heureusement, demeurent pour la plupart peu visibles.

Quand la population regagna l’île après la guerre, la tradition était complètement oubliée et on saisit l’occasion de moderniser la Constitution d’Alderney selon le meilleur modèle démocratique. La Cour fut séparée des Etats d’Aurigny qui furent dès lors composés d’abord de neuf membres, maintenant douze membres et d’un Président, tous élus au suffrage universel. En même temps, à cause des dommages qu’avait subis l’île pendant la guerre, il fut admis par les habitants des deux îles que Guernesey serait responsable des finances d’Alderney, de l’administration des services de la police, de l’éducation et de la santé publique.

En principe, la subordination d’Alderney (Aurigny) à Guernesey est une mesure temporaire et les habitants de l’île, environ 2200 personnes, espèrent toujours qu’un jour leur indépendance sera restaurée. Les Etats de Guernesey, pour leur part, respectent l’autonomie de la petite île, car leurs propres « libertés et privilèges » dépendent du respect de la tradition par les ministères de la Couronne d’Angleterre, tradition qui fut depuis toujours le lot des hommes politiques qui s’y sont succédé.

A bien des égards, Alderney est la plus anglaise de toutes les îles anglo-normandes. Ceci s’explique par le fait qu’au cours des nombreuses générations des soldats anglais de la garnison vécurent au milieu d’une très petite population et que nombre d’entre eux s’établirent là et épousèrent des filles de l’île. Le patois parlé dans les autres îles a depuis longtemps disparu et très peu de gens savent encore un mot français. Malheureusement aussi pendant des années après la fin de la dernière guerre les communications avec la France furent difficiles, les pêcheurs n’ayant pas le droit de transporter des passagers et aucun service direct n’existant entre Aurigny et le continent. Ces difficultés administratives ne jouent plus maintenant car l’île jouit d’un service maritime direct avec Goury (Cap de la Hague) et de ligne aérienne avec Maupertus (aérodrome de Cherbourg).

Alderney est un de ces petits endroits, à proximité des principaux centres de l’Europe occidentale, où l’on peut encore profiter du calme et de nombreuses beautés naturelles intactes. Au printemps et au début de l’été, les falaises sauvages sont couvertes d’une profusion de fleurs qui, avec les ajoncs et la bruyère, se détachant sur l’arrière-plan du bleu profond de la mer et l’écume des brisants, sont un enchantement pour le peintre, le photographe ou le simple promeneur. Quelques forts datant du XVIème siècle, restaurés au cours des ans, maintenant aménagés en propriétés privées, s’avancent hardiment dans la mer sur leur socle de granit.

Les rivages est et nord de l’île n’ont pas de hautes falaises, mais des plages de sable à pente douce, notamment celle de Braye, abritée par la longue jetée construite par le gouvernement britannique au siècle dernier. Cette jetée assure un bon mouillage aux yachts et, contrairement à beaucoup de ports de France et du sud de l’Angleterre, les bateaux de passage y trouvent toujours une place pour ancrer et séjourner pendant quelques jours.

Liens

Aurigny, un jumelage rajeuni

Site de nos amis d’Alderney

Chaque année, a lieu Alderney week fin juillet début août.

Les déportés de France vers Aurigny

Les déportés de France vers Aurigny

Les déportés de France vers Aurigny - description


Disponible à la bibliothèque municipale.